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Today in Liège à propos de Sirius 2018

Toute l’actu liégeoise, c’est sur Today in Liège ! Et on y parle du projet Sirius…

« A l’ère de la révolution numérique, tout le monde a besoin de compétences techniques. Et celles en développement web sont éminemment valorisées sur le marché du travail. C’est le postulat de Sirius – Liège coding school, née en vue d’offrir un accès à une formation qualifiante en programmation et pour contrer la pénurie de développeurs web en Belgique.[…]  » 

La suite, c’est sur Todayinliège Infos Liégeoises !

Le formulaire d’inscription 2018 est disponible !

< Sirius – Liège coding school 2018 > , c’est reparti !

Le formulaire d’inscription est désormais accessible en ligne ! Nous avons déjà reçu les premières candidatures et avons hâte de vous rencontrer.

Le projet Sirius en quelques lignes

Unique à Liège, le projet Sirius – Liège coding school a été mis sur pied par Le Monde des Possibles afin de permettre aux futurs apprenants de se former aux métiers du web. La formation a été scindée en trois filières :

  • Développement web (back-end)
  • Intégration web (front-end)
  • Web design (graphisme orienté web)

Dans un monde en perpétuelle mutation et marqué par de nombreux bouleversements technologiques, la session Sirius 2018 sera l’occasion pour près de 90 personnes motivées de bénéficier de 8 mois de formation intensive et gratuite et d’acquérir de nouvelles compétences informatiques requises dans le monde professionnel.

Afin d’anticiper la pénurie programmée des métiers du web d’ici 2020, Sirius – Liège coding school a pour objectif de faire de ses apprenants de véritables acteurs du numérique, révéler le codeur potentiel qui sommeil en eux, et ainsi dresser de nouvelles perspectives professionnelles dans le secteur du web.

Retrouvez toutes les informations sur notre site officiel, et les actualités sur notre facebook.

 Info pratiques

  • Trois filières :
    1. Développement web (back-end)
    2. Intégration web (front-end)
    3. Web Design (graphisme orienté web)
  • Quand ? Formation intensive de 8 mois (du 2 avril au 30 novembre 2018) / 3 jours par semaine;
  • Où ? Au Pôle Image de Liège (PIL), rue de Mulhouse, 36 – 4020 Liège;

Conditions d’accès à la formation:

  • S’inscrire en ligne;
  • Passer le test de Français langue étrangère et envoyer les résultats en pièce-jointe dans le formulaire d’inscription;
  • Participer à l’une des séances d’information (soit le 21 mars à 10H00, soit le 26 mars 2018 à 13h00 au Monde des Possibles (rue des Champs, 97 – 4020 Liège);
  • Réussir le test en informatique suite à la séance d’information (démontrer des compétences / connaissances / pratiques de base en informatique);
  • Vendredi 30 mars : confirmation de l’inscription par e-mail;
  • La création et la collaboration sont au cœur de la formation que vous allez vivre. Dans le formulaire d’inscription, proposez en pièce-jointe une image qui, pour vous, symbolise le mieux le slogan suivant : « Coder, opérer, coopérer »;

Formation Adobe Creative Cloud: initiation à la transversalité des logiciels de création graphique

Une formation inhérente aux métiers du web

Sans habillage visuel, identité graphique ou concept imagé en terme de communication, un site internet a peu de chances de se démarquer de façon percutante et, ainsi, captiver l’œil de son visiteur. Dans le suites du projet Sirius où l’aspect graphique (indissociable des métiers du codage informatique orienté web) a déjà été abordé, nous souhaitions aller plus loin en proposant une initiation aux métiers de la création visuelle et du numérique. La conception de logos, bannières, images animées, boutons, fonds d’écrans ou encore teasers vidéo, etc. sont autant d’éléments qui s’inscrivent directement dans le processus de création d’un site web à proprement parler. Dès lors, il nous a semblé pertinent de mettre sur pied un module d’initiation aux logiciels les plus utilisés sur le marché (la suite Adobe Creative Cloud) tout en articulant ces outils numériques à des mises en œuvres pratiques.

Transversalité des logiciels: une approche innovante

Deux semaines complètes de formation furent proposées: la première était consacrée à la prise en main des logiciels de la suite Creative Cloud (dans l’ordre: Photoshop, Illustrator, InDesign, After Effects, Premiere) alors que la seconde offrait aux stagiaires la possibilité de travailler sur des projets personnels reflétant la réalité professionnelle (seuls ou en groupe, selon les affinités), en se concentrant sur un ou deux logiciels de leurs choix. Par ailleurs, l’objectif transversal de la formation consistait à aborder systématiquement la compatibilité entre chaque logiciel vu aux cours. De cette façon, les apprenants acquéraient les compétences de base pour pouvoir transposer un objet créé à l’aide d’un logiciel vers un autre (par exemple, utiliser un dessin vectoriel dessiné dans Illustrator et l’animer sur fonds de calques Photoshop, le tout grâce à After Effects). Cette approche horizontale tout à fait innovante répond directement à la demande du marché, qui impose aux codeurs orientés web de développer une vision d’ensemble dans leurs projets et ne pas uniquement se cantonner à un aspect spécifique d’un site internet ou d’une application. C’est dans ce sens que nous avons travaillé avec les apprenants: en considérant le processus créatif non pas comme le simple maillon d’une chaîne, mais bien comme un ensemble d’aspects connectés. 

Suites pour 2018?

Cette expérience semble avoir répondu à une demande encore discrète bien que très concrète. Le résultats de cette première approche sont très satisfaisants et nous laissent penser que ce type de modules très spécifiques trouveraient toute leur pertinence au sein d’une formation à plus grande échelle, telle qu’envisagée dans les suites du projet Sirius pour l’année 2018.

Intervention de Propage-s dans le projet Sirius

Intervention de Propage-s dans le projet Sirius 2017

 

Afin de préparer au mieux les stagiaires aux perspectives envisagées pour l’avenir du projet Sirius, un module consacré à l’économie sociale et à l’autogestion a été dispensé par Nicolas Lequarré de Propage-s, agence-conseil en économie sociale basée à Namur et à Liège. L’intervention de Monsieur Lequarré a permis d’éclairer les apprenants sur les perspectives professionnelles offertes par la création d’une coopérative sociale numérique. Plus précisément, les apprenants ont bénéficié d’un accompagnement structuré comme suit :

  1. Introduction à l’économie sociale.
  2. Présentation de la structure coopérative (gouvernance démocratique, économie, fonctionnement).
  3. Rencontre avec des membres d’une coopérative du réseau de Propage-s.
  4. Projection et réflexion sur la place du travailleur dans une coopérative.
  5. Projection d’une coopérative de travailleurs associés en codage informatique.

Cette rencontre avec Monsieur Lequarré a été riche pour les stagiaires Sirius car elle leur a permis de découvrir un modèle dont ils avaient peu de connaissances. La finalité sociale de la coopérative Sirius est d’autant plus pertinente car elle se destine aux personnes qui l’animeront. Voici donc les grandes lignes qui se dressent à la suite des animations proposées par Propage-s, et qui déterminent les objectifs à long terme du projet Sirius :

  1.  Proposer des services en développement web dans le secteur associatif en Belgique
  2. Améliorer les installations informatiques et apporter une expertise en réseau IT.
  3. Générer des revenus afin de les répartir équitablement entre les membres de la coopérative.
  4. Proposer des formations afin de poursuivre la transmission des savoirs liés aux domaines du développement web et de l’IT (réseau).
  5. Insérer les personnes impliquées dans l’univers du travail grâce à la structure coopérative Sirius.
  6. Promouvoir l’économie sociale et relier cette thématique à celles de la migration et du numérique.
  7. Favoriser la création de projets inédits et penser Sirius comme un véritable laboratoire d’innovations sociales numériques.
  8. Développer un réseau de partenaires potentiels afin d’assurer la pérennité de la structure, grâce à des échanges économiques, culturels, d’insertion socio-professionnelle ou d’éducation permanente.

Sirius – Perspectives européennes

Depuis deux ans, le Monde des Possibles poursuit une réflexion sur le renforcement de ses activités au sein d’un modèle coopératif.  A titre d’exemple, le développement du service d’interprétariat social Univerbal https://projetuniverbal.wordpress.com atteste par la rémunération des prestations des interprètes (formés en 2016 via un soutien du Fonds Social Européen) dans les multiples langues des migrations sollicitées par les opérateurs liégeois (hôpitaux, associations, etc.) qu’un modèle économique est viable.  C’est cette trajectoire que nous visons également au sein du projet Sirius, convaincus qu’à terme, les stagiaires futurs coopérateur.trices détiendront des capacités humaines & techniques (technicien réseau / programmeur OOP / développeur web) qui répondront aux besoins notamment du secteur socioculturel (sécurisation des réseaux, protection des données, développement de sites internet, d’applications mobiles, plateformes collaboratives originales et articulées aux diasporas…).

L’inscription de Sirius (http://sirius.possibles.org) dans un écosystème collaboratif où se situe le Monde des Possibles en tant qu’association orientée depuis 15 ans vers la valorisation des compétences des personnes migrantes confirme l’idée que ce projet pourrait être à terme autoportant et autogéré par les personnes migrantes elles-mêmes.

Les flux migratoires sur l’Eurégio Meuse-Rhin, la proximité d’Aix-La-Chapelle et de Maastricht nous amènent de facto à penser le projet au-delà des frontières géographiques, dans une logique qui accompagne l’évolution des diasporas.  En cette session 2017, nous constatons que 22% des stagiaires sont issus de Syrie et ils/elles sont nombreux/ses à avoir de la famille dans d’autres pays de l’Union limitrophes ou non.   D’autres personnes de la session sont en revanche issues de contextes où elles n’ont pu bénéficier d’une instruction nationale de qualité et ont développé des stratégies d’apprentissages tout à fait inédites pour pouvoir se former aux langages de programmation (HTML/CSS/Javascript…).  Ces personnes migrantes alimentent un processus dynamique et complexe qui évolue en fonction des conjonctures internationales et opportunités nationales.  C’est un défi quotidiennement renouvelé pour Sirius que de s’adapter à ces évolutions et profils diversifiés d’apprenant.e.s.

  • La digitalisation d’une économie et la représentativité des personnes migrantes.

Le moteur des migrations qui nous concerne réside dans la recherche de travail en Europe, recherche qui rencontre souvent des discriminations à l’embauche ou des phénomènes comme l’ethnostratification du marché du travail.  C’est pour lutter contre ces écueils que l’implémentation d’une coopérative (à terme européenne) numérique de personnes issues des migrations est envisagée conjointement aux revendications portées pour une politique d’asile et migratoire respectueuse des droits fondamentaux.  C’est par une articulation entre la création de valeurs dans de nouvelles formes d’économies numériques, la répartition équitable des richesses entre coopérateur.trice.s et l’interpellation de la société civile sur l’apport des migrations (éducation populaire) que nous envisageons la participation et la représentativité des personnes issues des migrations au sein d’une coopérative et du corps social.  C’est dans la perspective de renforcer cette représentativité que nous développons les soft skills décrites dans ce guide méthodologique. 

Parce que la citoyenneté européenne ne doit pas être selon nous, réservée aux seuls ressortissants des pays membres de l’Union, nous souhaitons promouvoir l’émergence d’initiatives d’économie sociale et solidaire transnationales dans le champs des nouveaux métiers de la programmation pour soutenir de facto une intégration des migrations contemporaines.  Sirius en fait partie, mais Sirius interroge aussi la notion même d’intégration en questionnant les politiques d’asile et migratoires ; l’inadéquation par exemple des systèmes d’évaluation de compétences régis par des cadres normatifs et légaux qui ne laissent pas ou peu de place aux compétences non certifiées par un diplôme ou un contrat de travail européen.

Soulignons une perspective d’échanges formulée en octobre 2017 dans le cadre d’un appel à mobilités Erasmus+ qui soutiendrait la coopération entre l’école de codage Simplon à Paris https://simplon.co et la coopérative LESS à Naples http://www.lessimpresasociale.it   Perspectives qui mutualiserait les apports et spécificités de chaque opérateur dans les champs des langages de programmation travaillés avec des personnes éloignées du « marché du travail ».  L’articulation entre les soft skills et hard skills de Sirius en contexte interculturel constitue pour les stagiaires une opportunité d’insertion, de stage en milieu professionnel high-tech, un projet créatif numérique, dans une communauté locale dotée d’intelligences collectives qui répondra notamment aux besoins informatiques du secteur socioculturel dans les différentes régions concernées par la mobilité européenne, dont Liège.

  • Les droits fondamentaux des diasporas ; un quotidien politique.

 De par la nature même des origines de ses participant.e.s impliqué.e.s dans les diasporas eurégionales et des projets qu’elles portent dans l’Union, la dimension européenne de Sirius concourt à s’ouvrir aux partenariats transnationaux.  Par le traitement de différentes thématiques en lien avec le logement, la santé, l’emploi, la culture, la formation, les prémisses d’un site internet « pour et par les réfugiés » généré en Sirius 2017 constituent une clé de compréhension de la manière dont ils/elles pensent et désirent une intégration, une approche à multiples entrées pour une défense collective des droits fondamentaux (accès à un emploi/logement décent pour tous, une sécurité sociale renforcée, etc.).  Cet outil fait écho aux initiatives similaires portées par d’autres personnes migrantes en Europe.  Voir par exemple Bureaucrazy à Berlin – https://www.facebook.com/Bureaucrazy.de/

Là où il est situé dans le quartier Amercoeur-Longdoz à Liège, par son inscription dans une démarche d’économie sociale, Sirius tente donc humblement de questionner le social et le politique, l’économie numérique dans ses risques et enjeux.  De trouver une solution aux discriminations et violences dont sont souvent l’objet les personnes issues des migrations.  Solution qui puisse faire écho dans d’autres réalités territoriales en Europe. 

Une proposition de travail se situe :

  • dans le développement d’un réseau européen d’initiatives d’économie sociale portées par les personnes d’origine étrangère,
  • être en capacité d’en identifier les pratiques les plus significatives et porteuses en termes de plus-value sociétale,
  • Dans la vigilance à certaines dérives nationalistes des états membres qui neutralisent les effets de l’ESS.
  • dans le soutien de l’articulation avec les syndicats et fédérations d’employeurs dans leur pôle ESS,
  • dans le transfert de connaissances et pratiques entre les initiatives du réseau.
  • dans l’implémentation de stratégies nationales et européennes pour promouvoir l’ESS dans sa valorisation des flux migratoires.

Vers la coopérative sociale numérique Sirius : rencontre avec Propage-s

Afin de préparer au mieux les stagiaires aux perspectives envisagées pour l’avenir du projet Sirius, un module consacré à l’économie sociale et à l’autogestion a été dispensé par Nicolas Lequarré et Joseph Kocks de Propage-s, agence-conseil en économie sociale basée à Namur. L’agence Propage-s apporte son soutien aux porteurs de projet d’économie sociale et solidaire. 

Cette intervention a été l’occasion pour les apprenants de les éclairer sur les perspectives professionnelles offertes par la création d’une coopérative sociale numérique. Plus précisément, les apprenants ont bénéficié d’un accompagnement structuré comme suit :

  1. Introduction à l’économie sociale.
  2. Présentation de la structure coopérative (gouvernance démocratique, économie, fonctionnement).
  3. Projection et réflexion sur la place du travailleur dans une coopérative.
  4. Projection d’une coopérative de travailleurs associés en codage informatique.

L’économie sociale comme modèle alternatif à l’économie classique semble être le plus à même de répondre à la situation des apprenants Sirius.  Il ressort en effet un véritable besoin d’inclusion des personnes qui éprouvent des difficultés à entrer sur le marché de l’emploi. Parmi les principes fondateurs de l’économie sociale[1], l’on compte :

  1. L’indépendance par rapport aux pouvoirs publics.
  2. La primauté de la qualité de vie des personnes et du travail sur le capital.
  3. La participation et la responsabilité individuelle et collective.
  4. Le processus de décision démocratique (un homme, une voix)
  5. La libre adhésion.

Grâce à la coopérative sociale numérique Sirius, nous voulons valoriser les compétences numériques, langagières et linguistiques ainsi que les compétences collaboratives des apprenants autour d’un projet d’économie sociale au bénéfice des porteurs de ce projet, à savoir les personnes réfugiées elles-mêmes ! 

Ce type de structure présente donc l’avantage de primer l’intérêt général des membres et leurs besoins collectifs plutôt que l’enrichissement personnel de chacun. La création de la coopérative sociale numérique Sirius serait l’occasion de poursuivre des objectifs sociaux à un niveau local grâce aux outils numériques et au codage informatique. En tant que centre de formation, la coopérative Sirius favoriserait donc l’échange des connaissances et tendrait à développer de nouvelles compétences numériques auprès des personnes qui souhaitent la rejoindre. En outre, les apprenants les plus qualifiés auront l’occasion de proposer leurs services afin d’engendrer des revenus et ainsi créer leur propre activité professionnelle. La coopérative Sirius souhaite donc être concurrentielle dans le secteur du développement web et du tissus local liégeois, tout en poursuivant des objectifs sociaux à destination de ses membres. L’avantage d’une structure à finalité sociale est de favoriser l’entrepreneuriat auprès de personnes qui n’auraient peut-être jamais envisagé cette perspective professionnalisante.

Voici donc les grandes lignes qui se dressent à la suite de cette première animation proposée par Propage-s concernant le projet Sirius :

  1.  Proposer des services en développement web dans le secteur associatif en Belgique.
  2. Améliorer les installations informatiques et apporter une expertise en réseau IT.
  3. Générer afin de les répartir équitablement entre les membres de la coopérative.
  4. Proposer des formations afin de poursuivre la transmission des savoirs liés aux domaines du développement web et de l’IT (réseau).
  5. Insérer les personnes impliquées dans l’univers du travail grâce à la structure coopérative Sirius.
  6. Promouvoir l’économie sociale et relier cette thématique à celles de la migration et du numérique.
  7. Favoriser la création de projets inédits et penser Sirius comme un véritable laboratoire d’innovations sociales numériques.
  8. Développer un réseau de partenaires potentiels afin d’assurer la pérennité de la structure, grâce à des échanges économiques, culturels, d’insertion socio-professionnelle ou d’éducation permanente.

[1] Belgium.be (2017), Informations et Services Officiels, L’économie sociale, https://www.belgium.be/fr/economie/economie_sociale

Invitation au Colloque « Inclusion Numérique et Migration »

Le Monde des Possibles a le plaisir de vous inviter ce 29 novembre 2017 au colloque « Inclusion Numérique et Migration ».

L’occasion permettra de réaliser un retour d’expérience sur les deux premiers mois d’activité du projet Sirius – Liège coding school, une école de codage informatique où sont combinés apprentissage des langages informatiques et perfectionnement en langue française orienté métier du codage. Créée à Liège en septembre dernier, l’objectif du programme d’apprentissage est de permettre à des personnes réfugiées d’acquérir des compétences informatiques poussées et faire d’elles de véritables acteurs du numérique.

L’objet de cette journée sera de croiser la thématique de l’inclusion numérique, de la migration, de l’entreprenariat et de l’économie sociale. Inédit à Liège, le projet Sirius a pour ambition de se développer sous la forme d’une coopérative sociale numérique pour les jeunes réfugiés.

Durant deux mois, compétences techniques (hard skills) et relationnelles (soft skills) furent travaillées afin de préparer la création de cette structure à finalité sociale, autogérée par et pour les personnes migrantes. L’objectif d’une telle initiative est d’autonomiser les réfugiés grâce aux perspectives offertes par les nouvelles technologies numériques. Cette initiation a permis à une quarantaine de stagiaires de s’initier au développement web, fonction en pénurie qui offre de belles perspectives d’emploi.

Cette rencontre sera l’occasion de réunir les initiateurs du projet Sirius, les participants à cette première session, les associations soucieuses d’inclure des publics fragilisés grâce aux nouveaux outils du digital et toutes personnes intéressées par les problématiques de l’e-inclusion des réfugiés.

Nous recevrons également Dadou Moano, spécialement venu de Paris pour l’occasion. Réfugié lui-même, Monsieur Moano a bénéficié d’une formation poussée en codage informatique, ce qui lui a permis de découvrir l’univers du développement web ainsi que son écosystème. Il viendra nous parler des thématiques de l’entrepreneuriat, de l’économie sociale et du numérique. Monsieur Moano reviendra également sur sa trajectoire, d’opérateur téléphonique à autoentrepreneur et fondateur du projet Refuhelp.

QUAND ?
Le colloque aura lieu le 29 novembre 2017 de 9h00 à 13h00.

OÙ ?
À la Maison des Sports (Service des Sports de la Province de Liège), rue des Prémontrés n°12, Liège.

INFOS?
Contactez l’ASBL Le Monde des Possibles au 04.232.02.92 ou par e-mail : lemondedespossibles@gmail.com


PROGRAMME DE LA MATINEE :

9h00 : Accueil

9h15 – 9h30 : Présentation de l’association le Monde des Possibles et du Digital Belgium Skill Funds par Didier Van der Meeren.

9h30 – 10h : Pourquoi une école de codage à Liège ?

10h – 10h30 : Contenus de la formation (langages informatiques étudiés et méthodologies, approche FLE orientée métier et compétences en autogestion.

10h30 – 10h45 : Pause

10h45 – 11h : Témoignages des stagiaires.

11h – 11h30 : Présentation des travaux pratiques et méthodologies associées / Présentation des défis et écueils rencontrés lors des deux premiers mois d’activité.

11h30 – 12h : Perspectives pour 2018 : la création d’une coopérative sociale numérique.

12h – 13h : Séance de questions / réponses.

ILS PARLENT DE NOUS :
– RTBF :
https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_une-ecole-de-codage-informatique-pour-les-refugies-residant-a-liege?id=9737733

– Radio Contact :

https://www.facebook.com/projetSIRIUS/videos/860482590787857/

– 48FM – 105.0 :
https://youtu.be/O_NEG4yr5dw

– Quatremille :
https://quatremille.be/monde-possibles-lance-sirius-liege-coding-school/

– Paris Match Belgiquehttps://parismatch.be/lifestyle/technologie/78594/le-code-informatique-langage-de-lintegration-pour-les-refugies

Notre site web : http://sirius.possibles.org/

Un projet initié par Le Monde des Possibles : www.possibles.org

Avec le soutien de Digital Belgium

Sirius au Parlement Européen

Nous étions invités ce 9/11 après-midi au Parlement Européen dans le cadre du Forum européen de l’économie sociale et solidaire (EFSSE 2017) afin de présenter deux projets développés au Monde des Possibles : Univerbal (service d’interprétariat social) et Sirius – Liège coding school (école de codage informatique). Ces deux initiatives se destinent à évoluer sous la forme de coopératives sociales reposant sur les principes suivants (source) :

  • L’autonomie de gestion par rapport aux pouvoirs publics.
  • La primauté des personnes et du travail sur le capital lors de la redistribution des bénéfices.
  • La finalité de service aux membres à la collectivité plutôt que le profit.
  • Un processus de décision démocratique.

Ainsi, engendrer des revenus grâce à la création d’une activité économie reposant sur un modèle alternatif à l’économie classique offre de nouvelles perspectives professionnelles aux personnes primo-arrivantes qui éprouvent généralement des difficultés à trouver un emploi.

En ce qui concerne le projet < Sirius – Liège coding school >, découvrez le cheminement dans lequel nous nous sommes engagés afin d’atteindre notre objectif, à savoir relier les thématiques de la migration, de l’économie sociale et des technologies numériques autour de la création d’une coopérative sociale numérique implantée à Liège :

Vivacité (RTBF) s’intéresse à nous !

Preuve que l’intérêt du projet < Sirius – Liège coding school > dépasse les murs du Monde de Possibles, plusieurs médias belges ont relayé notre projet à travers leurs canaux de communication respectifs. À commencer par Vivacité (RTBF), qui est venu sur place afin de rencontrer les stagiaires, formateurs et le reste de l’équipe. Le reportage a été diffusé le lundi 16 octobre dans le journal parlé de Liège Matin – 8h30.

Le 2 octobre dernier, jour de rentrée pour les bénéficiaires de la formation, nous avons reçu la visite d’une journaliste de la RTBF. Au micro de cette dernière, l’une de nos stagiaires a exprimé ses motivations d’intégrer le projet < Sirius – Liège coding school >. En Somalie, Amun a travaillé plusieurs années en tant qu’enseignante avant de devenir interprète. Son français est excellent, et son aide très appréciée dans la diaspora somalienne. Avant d’arriver en Belgique, elle a également travaillé dans le secteur de l’édition. En s’inscrivant à la formation Sirius, Amun voit la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences en codage et développement web.

Le reportage s’arrête également sur Wassim. Cet ingénieur informaticien de profession exerçait à l’Université de Tishreen avant de quitter la Syrie. Wassim a donc rejoint l’équipe Sirius et porte désormais la casquette de formateur. Comme il l’explique, certains éléments de son parcours sont similaires à celui de nos apprenants, ce qui permet d’agir en connivence avec eux.

Découvrez le reportage ici : Alié, Bénédicte, 2017, « Une école de codage informatique pour les réfugiés résidant à Liège », RTBF, 16 octobre.

Première semaine de cours

Ils viennent de Syrie, d’Irak, du Liban, d’Afghanistan, du Burundi, du Djibouti, du Togo, de Mauritanie, de Guinée ou d’ailleurs. Depuis une semaine, des femmes et des hommes de tous horizons ont rejoint le programme < Sirius – Liège coding school >, une école de codage informatique basée dans le Longdoz, sur la rive droite liégeoise.

La phase promotionnelle du mois de septembre a manifestement porté ses fruits ! Les trois séances d’information organisées au sein du Monde des Possibles étaient combles, et nous avons réceptionné plus d’une soixantaine d’inscriptions. Qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, les publics visés ont clairement fait part de leur intérêt pour le projet Sirius. Le nombre élevé de candidatures reçues indique clairement qu’il existe une vraie demande de la part de ces personnes en termes d’acquisition de nouvelles compétences liées au numérique.

Au final, nous dénombrons une quarantaine de participants à cette première session d’octobre – novembre 2017. Afin de créer un environnement propice à l’apprentissage du codage informatique, quatre groupes ont été constitués. Notre intuition selon laquelle la création de petites entités favorise la cohésion du groupe semble déjà confirmée, puisque tous les participants ont rapidement trouvé leur place. Durant la première semaine de formation, les stagiaires ont eu l’occasion de s’initier au HTML, d’affirmer leur présence online grâce à la création de leur CV ou bien d’apprendre les rudiments de la robotique. De façon ludique, les exercices proposés permettent aux apprenants de stimuler leur imagination tout en s’ouvrant aux multiples possibilités qu’offre le numérique.

Parmi les 69 nationalités qui passent la porte du Monde des Possibles chaque semaine, l’équipe pédagogique est confrontée à différents niveaux en français et en informatique. Dès le départ, tout a été mis en place pour remédier à ce déséquilibre ! Le professeur de français langue étrangère qui se consacre au projet Sirius prépare actuellement un test de niveau afin d’adapter au mieux sa manière d’enseigner. Certains apprenants seront invités à suivre des cours de français niveau A1. Quant aux personnes qui présentent un niveau avancé, elles bénéficieront de cours plus poussés. Les concepts spécifiques à l’univers du développement web seront étudiés et approfondis à raison de deux heures par semaine. Depuis plus de quinze ans, le Monde des Possibles propose des cours de FLE et d’informatique à un public multiculturel. Afin de poursuivre la mission première de l’ASBL, il nous est apparu naturel d’inscrire Sirius dans cette double dimension langagière (langue française et langages informatiques).

L’autre axe sur lequel s’oriente notre action porte sur la dynamique de groupe et le développement des compétences collaboratives. Cette dimension a été initiée dès les premiers cours, notamment grâce à la mise en place d’exercices permettant d’identifier la nature des interactions entre les stagiaires. Apprendre à échanger, à partager les savoirs et savoir-faire, et surtout à collaborer : telles sont les principes insufflés aux différents groupes d’apprenants dès aujourd’hui. Pour rappel, l’objectif visé par le projet < Sirius – Liège coding school > est de créer une coopérative numérique autogérée par des personnes réfugiées. D’où l’importance d’apprendre à travailler en groupe au plus vite, tout en prenant connaissance des idéaux qui structurent l’économie sociale, l’entreprenariat et l’auto-gestion !